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Jura Salins Basket Club
 
 
 
 
 
 

ousmane garnett touré

le 18 novembre 1994 à Abidjan en Côte d'Ivoire dans une grande famille de 8 enfants (5 filles et 3 garçons), Ousmane Garnett Touré a d'abord été footballeur avant d'intégrer, à l'âge de 12ans, l'OBC, l'Olympique Basket Club d'Abidjan.
D'Abidjan, où il s'impose dans la sélection nationale ivoirienne jusqu'à participer à la Coupe du Monde U19, à Salins où il est chez lui, en passant par la République tchèque où il effectue 4 années de formation au BC Sparta Pragues, son parcours bien musclé est une collection de trophées. Aujourd'hui, sa présence au Club, son impact dans la raquette, son shoot efficace, ses capacités athlétiques et son intelligence du jeu lui valent d'avoir été choisi comme capitaine et si la saison s'annonce aussi palpitante que victorieuse, c'est aussi à son travail et son implication auprès de ses coéquipiers qu'on le doit. Et nous le savons, ce soir encore, pour ce derby brûlant, Ousmane sera à fond et il se pourrait bien qu'on assiste à un nouveau match d'ousmanitude 25 sur l'échelle des scoreurs. En attendant de s'en régaler, écoutons le capitaine...
Comment vas-tu, en ces temps incertains et pénibles pour beaucoup de monde ?Bah écoute je vais plutôt pas mal, je suis en bonne santé Dieu merci et j’espère simplement que tout rentrera dans l’ordre le plus tôt possible. Est-ce que tu as pu aller en Cote-d'Ivoire cet été comme tu le projetais ou es-tu resté « coincé » en France ? Du coup non j’ai pas pu y aller car c’était le début de l’épidémie. Du coup j’ai préféré reporter à une prochaine fois.Comment se déroule l'épidémie à Abidjan, quelles sont les nouvelles qui te parviennent de ta famille ? Écoute, l’épidémie s’est beaucoup calmée en Côte D’Ivoire et toute la famille va super bienQuel souvenir gardes-tu de ton club formateur, l'OBC d'Abidjan ? De mon club formateur je ne garde que du positif car il m’a beaucoup apporté et je ne saurais leur dire merci, au staff et aussi aux différents coachs que j’ai pu avoir. On a eu la joie d'apprendre cet été que tu continuais à jouer à Salins, qu'est-ce qui t'a décidé à rester ? Salins c’est comme chez moi et on est toujours bien chez soi, l’ambiance et surtout le grand projet du club m'a fait flancher et j’espère qu’on arrivera à être à la hauteur des attentes. Quel bilan fais-tu de la saison passée ? Pour la saison passée comme tu le dis elle est passée et surtout inachevée : place au présent car c’est ce qui nous appartient.Quelles sont tes impressions concernant les nouvelles recrues, Henderson, Chris, Héman et JC ? Je pense que Redj a fait un super boulot de recrutement car il savait les secteurs qui nous manquaient et où on devait se renforcer, mais c’est juste un plaisir d’avoir tous ces gars à nos côtés car ce sont des battants, des gars qui lâchent rien et ça le fait de revivre ça. J’espère de tout cœur qu’on pourra réaliser un truc incroyable ensemble cette saison ! Redj t'a désigné capitaine cette année, qu'est-ce que ça te fait ? Bah écoute j’en suis ravi et c’est un grand honneur de la part du coach et surtout cela me motive à être meilleur tous les jours que ça soit aux entraînements comme aux Matchs car être au devant d’une équipe c’est être capable de tirer ses coéquipiers vers le haut les rendre meilleurs surtout ! Comment vois-tu ton rôle de capitaine ? Mon rôle il est simple et il l’a toujours été c’est tirer le meilleur de tout un chacun, les motiver à fond et surtout leur montrer l’exemple. Que penses-tu de la préparation et de ce début de saison ? Franchement je pense qu’on a fait une très bonne prépa et on commence à en voir les fruits. Quelles différences perçois-tu dans le jeu avec l'an passé ? Cette année, on a une équipe qui a faim de victoire, qui est gonflée à bloc pour gravir tous les échelons. Quelles peuvent être les ambitions de l'équipe cette année, d'après toi ?Cette année, chacun a l’objectif bien précis dans sa tête : prendre tout ce qu’on nous donne et aller arracher ce qu’on nous donne pas et après on verra comment on est ! On veut juste être les meilleurs et on travaille pour ça ! Quel impact le retour de Gilles sur le terrain pourra-t-il avoir, selon toi ? Gilles Ahh mon Gilou franchement son retour va nous faire un grand bien et surtout nous motiver encore car c’est quelqu’un qui va apporter une hargne supplémentaire, un courage de ouff et surtout une bonne expérience ! Il aura pour but de poser l’équipe sur quelques séquences. Comment préfères-tu qu'on t'appelle : Ous, Ousmane, Ousmane Garnett, Mister T, Monsieur Touré, Cap'tain OGT, Master OT… ? Écoute franchement chacun m’appelle comme il veut mais tant que les gens sont contents de m’appeler par le nom qu’il veulent moi ça me va i D'où te vient ce prénom, Ousmane Garnett ? Ahh tu sais chez nous en Afrique c’est comme ça, je suis l’homonyme de mon grand père et le Garnett c’est le nom du meilleur ami de mon père ! Du coup j’ai les deux Et par pure coïncidence y’a un grand joueur NBA qui s’appelle Garnett.IOn trouve quoi dans ta play-list d'échauffement personnelle ? A la base je viens du neuf 3 (93 Sevran), du coup que du Kaaris. As-tu un rituel particulier d'avant-match ? Dès que j’ouvre les yeux le samedi matin, je remercie déjà Dieu d’être en bonne santé et d’avoir la chance de jouer encore un Match à fond, du coup séance muscu avant les Matchs et bien manger. On te doit la superbe collection automne-hiver 2020-21 de la nouvelle garde-robe du JSBC (tee-shirts, masques, sweets, parkas aux couleurs du Club). Comment t'est venue cette idée géniale ?Je pense qu’une équipe comme Salins qui aspire à de grandes choses doit avoir sa boutique car cela fait partie de l’identité du club. Du coup moi vu que je travaille dans ce domaine, je préfère apporter ce petit plus ! Si on ouvre un concours pour un nouveau logo du JSBC, crois-tu qu tu pourras gagner ? Oui oui je vais gagner de sûr Ton joueur préféré, Lebron James, bagué aux couleurs de Lakers champions NBA, tu l'avais prédit mais avais-tu parié ? Ahh mon joueur top c’est Le KING BRON J’espère pour lui car il le mérite vraiment avec tout ce qu’il apporte au basket Et l’inspiration des jeunes dont il a le secret !IAs-tu un message pour tes coéquipiers ? Pour mes coéquipiers ils savent déjà tout ils savent qu’on doit TOUT PETER VRAIMENT TOUT ! pas de Cadeau et voilà on est ensemble jusqu’au bout ! Et pour les supporters ? Pour les supporters merci à vous de toujours nous soutenir car vous êtes notre force et on donnera vraiment tout pour que les matchs soient vraiment un régal pour vous !! Merci pour votre soutien et vive Jura Salins Basketball Club

 

gilles mouget

03/10/2020 - Depuis quelques années, on a pris  l'habitude de prendre la température en début de saison avec le plus capé de l'équipe, son meneur emblématique, un leader qu'on ne présente plus car tout le monde ici le connaît bien et l'apprécie fort justement pour tout ce qu'il est. Son expérience et sa clairvoyance sont des plus instructives et des plus passionnantes. Pourtant Gilles prétend qu'il fait cette année sa dernière saison. On peut ne pas le croire. On doit surtout l'encourager à comprendrequ'à 35 ans, il est encore jeune et fringant et qu'on aurait bien du mal à se passer de son talent. Be Nowitzki, Gilou, great again !
 
Dis-nous Gilou…  :
Comment vas-tu après cette terrible blessure qui a retourné la salle des Communes, en plein match contre Rixheim, le 30 novembre 2019 ? Ça va bien merci. C’est une blessure très bizarre, on se demande ce qui arrive quand ça lâche... en une fraction de seconde, tu n’as pas beaucoup de douleur mais tu as plein de trucs qui te viennent en tête... l’indisponibilité, l’arrêt de travail, la gestion familiale,et aussi la frustration car on m’avait enfin redonné les clés de l’équipe et que ça tournait bien, et que j’avais su être patient et quand on me redemande d’être le patron ben bim... la tuile...
Quand crois-tu que tu pourras reprendre le jeu et faire ton grand retour en compétition ? J’ai repris ma prépa seul comme je l’avais demandé à Redj, car je me connais si j’avais repris direct avec l’équipe j’aurais tiré trop fort, trop vite et ça n’aurait pas été bon à tout les coups... J’ai repris le 1er septembre en me donnant pour objectif 1 mois de prépa seul à base de course, cardio et renforcement du corps... j’ai eu le feu vert du kiné et de l'osthéo pour attaquer avec l’équipe à base d’1 heure par séance au 1er octobre. Et enfin la compétition fin octobre...
La saison passée a sûrement été très frustrante pour toi, mais elle l'a aussi été pour beaucoup de supporters qui espéraient de meilleurs résultats, sinon pour tout le monde au final du fait de son annulation tardive, quels ont été selon toi, les atouts et les faiblesses de l'équipe au cours de cette saison gâchée ?Ah ah, s'il y en a qui lisent ça, ils vont peut-être pas aimer mais, les atouts : des gros noms sur le papier... du bon basketteur... Les faiblesses : pas d’esprit équipe, peut-être trop bringueurs (moi dans le lot aussi), et aucune remise en question, toujours la faute des autres, et Redj pensait que l’on pouvait s’auto-gérer mais ça n’a pas marché, on s’est tous trompés, joueurs et coach..
Tu as bien évidemment suivi de près la préparation et le début de saison d'une équipe largement renouvelée par le sorcier Simati afin que le championnat 2020/21 ne soit pas aussi vain que l'an passé, quelles sont tes impressions sur cette équipe  ? Cette année ça démarre bien, on a pour le moment des joueurs intenses, durs, qui ne sont pas là pour le loisir, quand tu vois le premier match, ben il faut savoir qu’aux entraînements c’est pire, il n’y a pas de plaisanterie !! Il y a une forme de rigueur qui manquait l’an dernier. Ça fait longtemps que j’ai pas vu les séances du jeudi ou ça joue aussi dur, aussi sérieux, pendant plus de 1h30... c’est plaisant à voir, et j’espère bientôt y participer...
Que penses-tu des nouvelles recrues et de leur impact sur le collectif  ? L’impact c’est dur à évaluer au début, après sur le papier on n'a pas des recrues avec des CV énormes... Mais j’ai l’impression que c’est des mecs qui sont là pour le basket, donc ça bosse, ça écoute, et ça veut gagner  : ils viennent pour un objectif !! Et pour la réussite d’une équipe c’est important pour la suite ... Et faut pas oublier des jeunes de l’an dernier qui ont progressé et qui sont des vraies rotations maintenant !!
Comment vois-tu ton rôle dans l'équipe quand tu retrouveras ton 15 sur le dos ?Moi je ne vais pas changer mon rôle, je vais continuer à faire ce que je sais faire, je serai à l’entraînement pour gagner comme je fais depuis toujours. Mais au début je ne vais pas précipiter les choses, je vais revenir gentiment, reprendre le rythme des matchs, continuer à être dans la gestion et à guider mon équipe sur le terrain... après à voir sur quel poste Redj veut m’utiliser, mais on sait tous où je suis le plus performant. Après, Il faut que je me mette en tête que je serai sûrement moins explosif, pour le rebond, pour accélérer, mais la grinta, et l’envie ça c’est dans la tête, et j’ai pas encore Alzheimer, donc compte sur moi pour rien lâcher et continuer à plonger sur les ballons... et à pousser les gars quand il le faudra.
D'après toi quelles équipes de la poule (la même que l'an passé) sont le plus à craindre  ? Mulhouse, Fufu, Poligny et Rixheim. (Et aussi les paires d’arbitres quand on jouera en Alsace mais shuut )
Quelles peuvent raisonnablement être vos ambitions cette année  ? C’est toujours compliqué quand tu changes plein de joueurs chaque année comme ça, mais le JSBC a toujours de l’ambition, on a montré chaque année qu’on sait jouer la première partie de tableau et on l’a fait avec des équipes beaucoup moins fortes sur le papier, donc je dirais un top 3 sera bien... car il faudrait qu’on arrive à trouver cette stabilité d’effectif à l’inter saison, pour pouvoir avancer encore la saison suivante, car reconstruire à chaque fois c’est pas simple pour tout le monde... et tu recommences à chaque fois au début, intégration des nouveaux etc...
Redj a confié le capitanat à Ousmane, que penses-tu de ce choix  ?Toi tu veux me piéger Je vais être honnête, je pense qu'Ousmane sera un bon capitaine, car c’est quelqu’un qui est apprécié, qu’on écoutera mais changer de capitaine tous les ans je ne sais pas si c’est le bon choix... après aujourd’hui, capitaine ou pas, t’as des leaders vocaux dans une équipe et c’est ça ce qui compte, établir une hiérarchie... chose qui l’an dernier n’a pas fonctionné... car tout le monde ne restait pas forcément à sa place... et que Redj a trop laissé de leste !!!
On t'a vu très actif sur le banc lors des matchs de préparation et lors de la belle victoire contre Weitbruch, alors, coacher un jour, ça ne te dit toujours pas ? Oui car je suis comme ça ! Je pense être un gars, qui dit les choses quand ça ne va pas, mais je sais aussi féliciter et dire que c’est bien quand c’est le cas. Je suis pareil dans mon job avec les personnes que je dirige ou mes collègues. Coacher, j’aurais aimé mais d’une part j’ai pas les diplômes, et d’autre part mon emploi du temps ne me le permet pas... Et aussi , quand j’aurai fini le basket, j’ai envie de passer encore plus de temps avec mon fils.
Ton Peperot a commencé le basket, alors, raconte, ému ?Ouiiiiiii , je veux qu’il fasse une activité sportive. Donc il a fait du baby gym quand il était petit, et cette année il fait déjà de sûr de l’athlétisme, et là on va essayer le basket et si ça l’intéresse on continuera mais je ne le force pas. Ému non, mais fier, car je savais qu’il allait en baver, car il est encore petit et manque de force, mais il n'a pas lâché et a continué malgré la difficulté... Mais où je suis le plus content et fier de lui , c’est qu'aujourd’hui, que se soit au basket, à l’athlétisme ou même à l’école , il est à l’écoute des encadrants. Pour moi c’est très important dans l’apprentissage pour le futur...
Tu te souviens de ton tout premier souvenir de basket ? Ohhh j’ai quelques flashs sûrs encore oui... ne pas savoir ma droite et la gauche Les gauchers à gauche et les droitiers à droite... j’étais le seul droitier à gauche. Ma mère était dans les tribunes avec Monique et m’avait demandé si j’étais sûr, et j’avais répondu fièrement ben oui en la regardant et en dribblant main droite Elles avaient rigolé et moi je m’étais mis à pleurer Je m'en rappelle comme si c’était hier...
Quel message souhaites-tu faire passer à tes coéquipiers ? Je n’ai pas spécialement de messages pour mes coéquipiers car je leur en donne déjà assez à l’entraînement ou pendant les matchs mais qu’ils continuent avec cette détermination que j’ai vue, de continuer à montrer que c’est l’équipe qui y arrivera et non un ou deux mecs. Et j’aime car c’est comme ça que j’ai appris le basket, et pour le moment ça me plaît énormément !!
Un message aux supporters ?Malgré cette pandémie, on a vu que samedi la salle était bien remplie donc merci et continuez à venir encore plus nombreux, on aime ça ... Après je voulais leur dire un énorme MERCI, car depuis ma blessure, je reçois beaucoup de soutien de leur part, franchement et honnêtement, il n’y a pas un jour que ce soit au travail ou quand je suis en ville, ou on ne me demande pas de mes nouvelles, si la rééducation se passe bien et qu’on compte sur moi pour cette année... c’est super sympa, et j’apprécie, et ça me motive à revenir à 100% depuis le début de ma prépa... Pour finir, juste un dernier mot, pour cette dernière interview, car c’est la dernière à coup sûr là... Merci à toi Cyrille pour ton investissement, ce fut un réel plaisir de répondre à tes questions durant ces 4 années !! Et dans 15 ans peut être que tu les posera au p'tit garçon que tu as entraîné mercredi pour la première fois.



 

Andrei MURSA

Est-il vraiment indispensable de présenter le plus moldave des Salinois, Andrei MURSA, ce garçon charmant et discret dont les supporters
salinois apprécient par coeur, depuis déjà plus de 5 ans, la fidélité, l'envie de bien faire, l'adresse et l'amabilité souriante ? On se ferait tout de même tirer l'oreille si on ne rappelait pas qu'en plus d'être un gars sympa, Andrei est né le 17 janvier 1995 à Orhei, petite ville de Moldavie, située à 40 km de la capitale Chișinău, classée au Patrimoine mondial de l'UNESCO, tout comme Salins où il joue et Besançon où il prépare un Master en Micro-technique, Instrumentation et Robotique. Andrei aime les belles villes, on ne s'étonnera donc pas qu'il cultive le beau jeu. C'est en Moldavie qu'il a grandi, dans une famille francophile et une école francophone et c'est dans sa ville natale au BC Orhei qu'il a
commencé le basket. Pour ses études, il rejoint son grand frère installé à Besançon. Et pour le basket ? C'est le moins bisontin des Salinois, Thomas Bassignot qui l'a invité à rejoindre le meilleur des clubs. Andrei a vite réussi à faire valoir ses qualités athlétiques et son adresse. Ses progrès dans le jeu peuvent se mesurer à la confiance que lui accorde Coach Simati cette année, en le titularisant à plusieurs reprises dans le 5 de départ. En attendant d'admirer ce soir Andrei dans ses oeuvres de Most Improved Player, on a quelques questions à lui poser...
 
Dis-nous Andrei… :
Sais-tu ce que tu vas faire après tes études ? J’aimerais à la fin de mes études pouvoir m’investir dans l’étude des batteries... plutôt dans le stockage d’énergie et ses applications, vu que ça c’est le futur...
Question géopolitique : crois-tu que, depuis qu'une place s'est libérée, la Moldavie pourrait entrer dans l'UE ? Mmm... même si j’aimerais qu’elle rentre dans l’UE malheureusement cela ne va pas être possible... il y a beaucoup trop de critères sur lesquels la Moldavie n’est pas au niveau pour pouvoir entrer. Déjà il y a très peu des gens qui habitent dans le pays... la plupart sont déjà partout dans l’Europe... et aussi « l’élite politique » n’est pas du tout capable de gérer un changement comme ça. Pour moi la seule chance de pouvoir évoluer et d’être mieux c’est de se réunir avec la Roumanie, d’être de nouveau un grand pays et tranquillement s’adapter à l’Europe et aux critères de vie d’ici.
Qui sont les joueurs de basket moldaves qui ont le mieux réussi ? Je peux pas dire les noms mais je sais qu’il y avait des gars qui ont joué en Ukraine dans des bons clubs qui participaient à l'Euroligue, en Roumanie un ami à moi qui a joué aussi en Euroligue, on était de la même génération mais il a choisi plutôt le basket que leétudes. Sinon il y a des jeunes qui jouent aux États-Unis en collège mais pas au plus grand niveau... sinon c’est un peu difficile à dire.
Quel est ton meilleur souvenir de basket ? Il y a beaucoup trop de beaux souvenirs de basket car chaque fois quand j’ai l’occasion de jouer ce jeu et d’avoir la balle dans les mains c’est déjà quelque chose de très beau et plaisant. Sinon je peux choisir plutôt mon premier jour
quand je suis venu pour découvrir le basket.
Quel est ton pire souvenir, celui que tu n'arrives pas à oublier ? J’essaie d’être toujours positif dans ma tête et de pas garder les mauvais souvenirs... donc je ne pense pas que j’en ai un comme ça...
De quel joueur parti l'an passé regrettes-tu le plus le départ ? Je regrette que Marvin soit parti de notre équipe. Je sentais bien son jeu et pour moi, il avait un apport assez fort au sein du collectif.
Et quel joueur cette année, d'après toi, est le plus indispensable pour l'équipe ?Je crois que tous les joueurs ont un apport indispensable dans l’équipe... ce que je vois et qui me manque sur le terrain le plus en ce moment c’est Gilles. L’attitude qu’il avait et le jeu qu’il faisait... c’est
ça qui est indispensable dans notre équipe... à part lui, vu le jeu qu’on fait maintenant, c’est Thomas bien sûr, on a pu voir ça sur plusieurs matchs et j’espère qu’il pourra garder cette attitude jusqu’à la fin de la saison.
Quelle est, d'après toi, ta meilleure qualité en tant que joueur ? Depuis des années j’essaie de jouer plus pour le collectif, ça me fait vraiment
plaisir de pouvoir régaler mes coéquipiers. Mais je pense que quand même je peux apporter le plus avec le shoot.
Et quel défaut travailles-tu le plus à corriger ? De plus en plus, je sens que j’ai besoin de travailler ma défense, mon niveau physique et de pouvoir être plus confiant et dur sur le terrain.
Au vu des résultats cette année, crois-tu que l'équipe puisse faire mieux que l'an passé ? Dès le début je me disais que l’équipe de cette année est beaucoup plus solide avec des joueurs vraiment forts sur chaque position et du coup, Oui ! Je crois toujours qu’on peut faire mieux, on a montré ça et je crois encore que c’est possible.
Quelle est ton équipe de NBA préférée ? Je reste fidèle aux Lakers !
Et ton joueur préféré, toujours McGrady ? T-Mac toujours !
Un message pour les supporters ? Oui, j’aimerais dire à tous nos supporters de continuer à venir et prendre plaisir, de nous encourager comme ils ont fait depuis toujours et bien sûr de les remercier pour ça. Je veux demander à chacun de garder l’espoir qu’on peut faire mieux et savoir qu’on est un club et que tout le monde qui nous supporte fait partie de ce club.


 

mathys jacques

C'est un jeune homme charmant et éminemment sympathique qui est aujourd'hui mis à l'honneur. Ardéchois de naissance, il y a à peine plus de 22 ans, le 2 juillet 1997, Mathys Jacques, a débuté très tôt le basket, vers 4 ou 5 ans, au club de Saint-Vallier, le Saint-Vallier-Basket-Drôme.
C'est le SVBD qui l'a vu grandir et qui l'a formé jusqu'à ses 20 ans révolus... Et ce n'est qu'après une saison passée au BesAC en N1 qu'il a rejoint le JSBC, au début de cette saison 2019-2020. Quand il est arrivé, le souriant Mathys a tout de suite su se faire apprécier des Salinois. Sa gentillesse, sa disponibilité et bien sûr, sa passion du basket ont été ses premiers atouts. Il a accepté d'entraîner les Seniores et Seniors 2 et de coacher les filles, tâche dont il s'acquitte avec assiduité, et une certaine réussite à bien des égards. Ses qualités athlétiques et techniques ont fait le reste. Espérons que ce soir, il puisse d'ailleurs sous nos yeux éblouis exprimer tout son talent de joueur impressionnant quand ça lui
prend. On a besoin ce soir, d'un Mathys des grands soirs !
 
Dis-nous Mathys… :

Pourquoi as-tu choisi le basket ?
J’ai toujours aimé ce sport et puis mon père a toujours joué au basket aussi et j’aimais le voir jouer ! Donc le
basket c’était une obligation pour moi !
Quels sont tes loisirs, hors basket ? J’adore aller marcher, rendre visite à mes amis, voir ma famille !
Quels sont, en tant que joueur, tes objectifs personnels ? J’aimerais progresser encore et encore pour pouvoir jouer encore plus haut.
Quel est ton meilleur souvenir de basketteur ? Mes titres de Champion des Alpes quand j’étais en Benjamin et Minime Régions
Et le pire, celui que tu voudrais bien oublier, mais qui est malheureusement inoubliable ? Je n’ai pas de pire souvenir parce que j’en est tiré des leçons...
Quelle est d'après toi ta principale qualité en tant que personne ?Ma gentillesse et mon côté « bon vivant »...
Et ton principal défaut ?Ma gentillesse aussi !
En tant que joueur, dans quel(s) domaine(s) penses-tu avoir la plus grande marge de progression ?En défense et aussi en attaque, surtout dans mon adresse...
Quel est ton joueur-modèle, celui dont tu es fan ?Je suis fan de LeBron James.
As-tu une équipe préférée en NBA ?Les Lakers
Tu entraînes et coaches les seniores depuis le début de la saison : quel est ton ressenti parrapport à cette équipe ? J’entraîne aussi la pré-nationale avec le grand Thomas Bully où j’apprends de lui aussi et je coache les seniores filles de Salins : ce sont deux équipes jeunes qui veulent continuer de progresser !
Aujourd'hui, c'est jour de derby, qu'est-ce que ça signifie pour toi, un derby ?Pour moi un derby, c’est quelque choses de fort et on doit être au meilleur niveau que ce soit individuellement et collectivement pour aller chercher cette victoire !
As-tu un message à délivrer à tes coéquipiers ? J’aimerais leur dire que notre ancien capitaine de jeu Gilles Mouget avait cocher cette case dans le calendrier donc on doit tout donner pour lui et pour notre public !
Un message à tes joueuses ?Alors que dire de l’équipe fille que je coache depuis cette année... c’est que c’est un groupe de copines qui veulent juste s’amuser et s’épanouir sur le terrain : je suis juste là pour les cadrer on va dire !
Un message aux supporters ? Je vais tout donner sur le terrain samedi pour eux et pour l’équipe pour qu’on puisse tous ensemble aller
chercher cette victoire ! Et allez le JSBC !


 

Thomas Bassignot

Inutile de présenter Thomas Bassignot à des supporters salinois qui connaissent déjà par coeur l'enfant du pays, lédonien de naissance, le 2 juin 1992, clervalien d'enfance et salinois depuis qu'il a choisi Salins pour le basket, il y a plus de 12 ans. Et pourtant, ce garçon, tout à la fois athlétique et charmant, sympathique et serviable, qui a su s'imposer avec un style bien à lui, une défense de fer, un lay-up de velours et un shoot efficace, Thomas a tellement de ressorts cachés et d'intelligence dans son évolution et ses progrès d'année en année au JSBC qu'on ne sa lasse pas de le découvrir et de le redécouvrir et qu'il est toujours utile et enrichissant de recueillir son avis.
 
Dis-nous Thomas… :

En quelle classe étais-tu quand tu as commencé le basket ?J’ai commencé le basket en 3ème, la coach du club de Clairvaux réalisait des interventions entre midi et deux, j’y suis allé pour m’occuper et au final j’ai accroché.
Qu'est-ce qui t'a plu dans le basket au point d'abandonner le foot ? J’avais du mal avec le foot, j’arrivais pas à rester dans un coin et attendre que la balle vienne à moi. A l’inverse du basket où pour chaque action on est sollicité.
Tu passais l'année dernière un BPJEPS pour devenir maître-nageur... as-tu réussi ?Ouais ça y est, je porte des petits shorts rouges au bord des piscines.
Tu travailles aujourd'hui à Salins, cela te convient il ?Oui c’est sympa, je suis sur place pour les entraînements et c’est marrant de me retrouver aux Thermes alors qu’avec la section du lycée on aimait bien y faire les guignols.
En tant que personne, quelle est ta plus grande qualité ?J’essaye d’être bienveillant. Ça doit être une qualité.
Et ton plus gros défaut ?Je peux être « bougon » de temps à autre...
Pourquoi portes-tu le numéro 6 ?Je ne sais pas c’est un numéro que j’aime bien et qui me suit depuis longtemps, j’ai dû commencer avec le 9, Tony Parker oblige, mais après une ou deux saisons je suis passé au numéro 6 que je n’ai plus lâché hormis une ou deux saisons où j’ai dû le laisser aux anciens déjà en place.
As-tu un rituel d'avant-match ?Les jours où je ne travaille pas, ça serait une petite heure de rouleau de massage et d’étirements en fin d’après midi, préparation du sac et petit goûter avant de partir.
Parmi les joueurs partis l'an passé, le ou lesquels regrettes-tu ?Je les regrette les 4 [Tom Mareschal, Iann Bensaada, Rémy Salakio et Marvin Duval], c’est des vrais bons gars avec qui je me marre bien et qui savent jouer au basket.
Que penses-tu des recrues de cette année ? Je les connaissais déjà avant leur arrivée donc pas de surprise : on rigole bien et ça sait jouer au basket. Je vous les détaille sur la plaquette. 
Comment expliques-tu que l'équipe n'a pas réussi à gagner des matchs qu'elle aurait dû gagner en première partie de saison, alors qu'on la sait capable de battre les meilleurs ?Sur les matchs ratés, on passe un peu à côté du collectif. C’est quand on a su faire circuler la balle en allant d’un côté puis de l’autre qu’on a réussi à faire la différence et à être bons en attaque. Pour ce qui est de la défense, on a manqué d’intensité sur ces matchs.
Comment te sens-tu cette année, dans cet effectif ?Individuellement je me sens bien, je suis confiant vis à vis de mes capacités. Pour le collectif on a encore deux trois points à travailler pour que tout le monde arrive vraiment à s’exprimer.
Que faudrait-il faire pour ne plus connaître que la gagne, d'après toi ?On aurait besoin de se faire confiance un peu plus et de ne pas vouloir sauver les matchs un par un chacun son tour. On a un très bon effectif et on est tous capables de mettre dedans. La Défense est primordiale aussi mais il suffit de se mettre un coup de pied aux fesses et en général ça suit.
Avec lequel de tes coéquipiers ne pourras-tu jamais partir en vacances ?Avec Mathys, j’arriverais pas à suivre la cadence...
A ton âge, crois-tu que la sagesse commence à l'emporter sur la fougue ?Aïe, la question sur l’âge et la sagesse... Le genre de truc auquel je ne pensais jamais répondre. Je pense que ces dernier temps, j’arrive à jumeler les deux, du moins j’essaye.
As-tu un message pour les supporters, pour bien commencer l'année ?Comme d’habitude merci à vous d’être présents à chaque match ! Et meilleurs voeux à tout le monde, que du bonheur et la santé !

 

Paul-Miguel RéGNIER

Joli cadeau de Noël pour le basket, Paul-Miguel Régnier est né le 26 décembre 1988 d'un papa basketteur professionnel américain, Mike Russell(1956-2004), alors actif au CS Autun, et d'une maman bénévole au club. C'est dire si Paul est sur un terrain de basket dans son élément. Fonctionnaire des Finances publiques, comme sa mère, il a été mis en disponibilité de la fonction publique pour rejoindre, en 2018, la Ligue de basket Bourgogne Franche-Comté en qualité de Conseiller Technique Fédéral (CTF) où sa science et son expérience du basket ont tout loisir de s'exprimer. Car en plus d'être né et d'avoir été éduqué dans le basket, Paul a accumulé comme joueur une expérience impressionnante, qui se déroule comme une guirlande où scintillent les étoiles des titres décrochés. Après des années à parcourir le pays de club en club, aujourd'hui, Paul travaille et vit à Besançon, avec son ,épouse Lana, joueuse au BBC, et son fils Wesley qui a 5 ans et qui comme papa à son âge a déjà commencé à fouler les parquets. Il est des familles dans lesquelles le basket est atavique et celle de Paul en fait partie. Il est donc tout à fait normal que Paul joue aujourd'hui à Salins, au sein d'un club qu'anime cet esprit familial et bon enfant. Il va sans dire qu'on est tous ici ravis de sa présence car, avec son expérience, son intelligence du jeu, sa joie de vivre et son envie de gagner, le cocktail est parfait... A l'unanimité, Paul-Miguel Régnier a été adopté !
Dis-nous Paul… :

Quels sont les titres gagnés dont tu es le plus fier ?Tous les titres obtenus sont une satisfaction, j'ai eu la chance de jouer dans toutes les divisions de département jusqu'en Pro B et même en Pro A lors d'un match amical donc arriver au bout d'un objectif commun est un bonheur, peu importe le niveau. Si je dois en ressortir un cela serait la montée en tant que coach en 2017 car c'était l'équipe de Lana.
Tu es beaucoup investi dans le basket... Peux-tu nous faire l'inventaire de tes différentes casquettes ?Joueur N3 à Salins, entraîneur des U15 France Filles au BBC, PNF au Besac, responsable minibasket au Besac, entraîneur au pôle espoir à Besançon, entraîneur sélection régional U15 filles BFC... et ce n'est pas fini.
Tu ne regrettes pas ton métier d'origine ?Bien sûr que non, cela me permet d'être très détaché justement car, quand je veux, je peux y retourner, c'est une sécurité d'être fonctionnaire d’État.
Il y a eu beaucoup de changements cette année dans l'équipe... Y a-t-il des départs que tu regrettes ? Je suis peu nostalgique, je ne dois pas être loin d'avoir joué avec 200 coéquipiers mais Tom cette année manque car on voit moins ses parents et du coup la buvette ferme plus tôt !
Et que penses-tu des nouveaux joueurs ?Des ex-coéquipiers et je découvre Mathys, je les apprécie beaucoup et les 4 apportent une vraie plus-value au groupe.
Quels sont d'après toi les points forts de l'équipe cette année ?Nous avons de très fortes individualités pour réussir dans la division.
Il y a eu quelques défaites, Montmorot, Furdenheim, Shaeffersheim... Que faut-il faire d'après toi pour ne connaître dorénavant que des victoires ?Bernard Tapie.
Quelle place l'équipe peut-elle raisonnablement ambitionner en fin de saison ?On a fini 4ème la saison passée, il serait décevant de faire en-deçà, donc Top 3 et dans 4 mois j'affinerai.
Tu es souvent drôle sur le terrain mais cela en agace certains : tu n'as jamais eu de problème ?Mon vrai travail fait que si il y a problème, il sera très vite réglé.
Es-tu superstitieux et as-tu un rituel d'avant-match particulier ?Au Besac, les gens croyaient que c'était mes chaussettes oranges, mais cela fait 5 ans que je les ai car Lorgues joue en orange, du coup je suis moins dépareillé à Salins... Regarder gagner le PSG quand il joue à 17h.
Pourquoi portes-tu le numéro 11 ?En réalité, je n'aime pas ce numéro, moi c'est le 8, mais il n'y avait pas trop de choix l'année dernière en grandes tailles, et Wesley est né le 11.
Tu as passé 30 ans... T'es-tu fixé une limite d'âge au-delà de laquelle tu ne joueras plus ? Cela fait ma 17ème année de seniors en national, et
j'entame juste la descente du col... quand Wesley me battra en 1 contre 1 on fermera la boutique donc je suis large...
Si tu devais coacher une équipe NBA, laquelle serait-ce ? Les Spurs, pour la sécurité de l'emploi.
Que penses-tu du basket 3x3 ?C'est une très bonne chose et il ne faudra pas rater le train car de belles opportunités vont arriver
avec sa professionnalisation.
Si tu étais un film, lequel ?Usual Suspect.
Si tu étais un livre ?Le précis de fiscalité.
Si tu étais un acteur ?Ramzy, il parait qu'il me ressemble.
Si tu étais un chanteur ?Joey Starr.
Si tu étais un jeu vidéo ?Pro cycling manager, une très grande occupation depuis que je ne suis plus aux impôts.
As-tu un message à faire passer aux dirigeants et bénévoles du club ? Les fins de saisons arrivent assez tôt et du coup on se dit souvent zut on n'a pas remercié tout le monde, donc un grand merci à l'ensemble des personnes du club pour ces moments passés et j'encourage les parents de jeunes licenciés à venir rejoindre les bénévoles car ils ne sont pas éternels et le jour où ils ne seront plus là, il n'y aura plus de club.
Et un message aux supporters ?Qu'ils sont mieux là que devant The Voice.
 

Ousmane toure

Papa de deux garçons, Asjad 9 ans et Rashad 3 ans, « tonton » Jawad est à Salins plus qu'un simple joueur. Arrivé l'an passé en tant qu'arbitre, il a accepté, comme joueur et capitaine d'équipe cette année, de relever le défi de construire une équipe résolument plus compétitive. Né le 22 juillet 1985 à Clermont-Ferrand, c'est au quartier Saint-Jacques qu'il touche ses premiers ballons, avec ses deux grands frères, adeptes de street basket. Mais c'est d'abord comme triathlète que Jawad s'impose dans le sport, en participant notamment aux Championnats de France Jeunes Elites et ce n'est qu'en 2002, à presque 17 ans que Jawad intègre Clermont, un club dans l'euphorie d'une montée en Pro B où il côtoie Jean-Aimé Toupane, Stéphane Lauvergne et David Mélody, entre autres. En 2003, il rejoint Antibes, toujours en Pro B, où il reste 3 ans puis s'accorde une année de break pour passer son bac. Il reprend du service en N2 avec Sorgues (1 an), puis avec Andrézieux (2 ans) et La Rochelle (2 ans). En 2011 enfin, il arrive au BesAC, tout juste promu en N3 et participe aux deux montées successives du Club jusqu'en N1. Quand il a rejoint Salins en 2018, même si ce n'était que pour arbitrer, on s'est réjoui car on a besoin de bons arbitres. Mais quand on a appris cette année qu'il reprenait le jeu sous les couleurs salinoises, on a tous jubilé, à juste titre d'ailleurs, puisque, aujourdhui, Jawad nous émeut et nous régale de ses formidables qualités de basketteur : sa défense athlétique, sa présence physique sous le panier, sa technique offensive et son expérience sont des armes redoutables et concourent à donner aux jeunes salinois un des meilleurs exemples qui soit. Alors merci, capitaine d'avoir accepté de relever le défi...
D i s - n o u s  J a w a d … :
Quelles ont été tes motivations pour rejoindre Salins l'an passé en tant qu'arbitre ?
Je trouvais qu'il y avait trop d'arbitres qui ne jouaient pas au basket, tu vois, et je me suis dit qu'avec mon vécu de basketteur, ça pouvait être une arme en plus pour moi d'arbitrer. Et l'année dernière était ma vraie première année d'arbitrage.
Et cette année, comme joueur ?
Mes échanges avec Redj. Il m'a aidé dans mes démarches professionnelles et c'était une manière de lui rendre la pareille. C'est un nouveau défi : c'est la première fois que je joue dans un club comme ça, dans un club où les gars vont surtout jouer le basket plaisir et pas trop le basket avec les contraintes où tu leur gueules dessus, tu leur dis ce qui ne va pas... Moi, j'ai toujours joué avec des mecs qui étaient payés pour jouer la plupart... C'est un nouveau challenge, inculquer une nouvelle mentalité aux gars, c'est pas évident mais on a un très bon groupe...
D'après toi, quels sont les points forts de l'équipe ?
Ce sont des bons jeunes et il y a une bonne ambiance. Après, moi je suis quand même assez dur avec eux. Mais franchement je fais ça pour que l'équipe aille dans le bon sens. Je n'ai jamais été un joueur qui a voulu tirer la couverture à lui, que ce soit au niveau des stats ou autres, je m'en fous un peu de tout ça, moi, j'ai toujours voulu être dans des équipes qui jouaient pour gagner et c'est ça, en fait, que j'essaie de leur inculquer. Tu sais, il y en a qui sont trop
occupés à marquer des points, à se faire plaisir quel que soit le résultat de l'équipe.
Le point faible de l'équipe serait le manque d'envie de gagner collectivement ?
Si, si, ils ont envie de gagner collectivement mais ils n'utilisent pas les bons outils. Tout le monde veut gagner mais il faut savoir faire autre chose que de marquer des paniers et je pense que notre plus gros point faible, aujourd'hui, c'est la défense.
Défensivement, on est très soft, très light. Contre une équipe comme Furdenheim qui a du talent offensif, ça ne passe pas. Mais contre
Poligny, la défense avait été bonne tout de même... Oui mais Poligny, c'est moins fort individuellement. Là, on était face à des gamins qui... C'est souvent ça le problème de l'Alsace, quand tu joues l'Alsace, en N2, en N3, tu as souvent des jeunes passés par des gros centres de formation, donc c'est des gamins qui ont du basket. Alors que dans notre région, en N3, ce sont souvent des gars qui ont été formés au club, qui ne sont pas passés par les gros centres de formation, qui n'ont pas la même culture basket. C'est pour ça qu'en Alsace, ils sont fort dans la culture basket, parce qu'ils sont imprégnés dès le plus jeune âge... C'est Strasbourg, ils s'identifient aux pros. Ici, il n'y a pas d'identité basket à proprement parler. Et ça, samedi, c'était criant. Leur organisation défensive nous a fait déjouer rapidement, on n'a pas réussi à s'adapter... Je pense que notre faiblesse, elle va être là, dans la culture basket... mais généralement ça, t'arrives à le compenser par l'énergie, la niaque et malheureusement ça, on n'en met pas assez...
Quel est ton meilleur souvenir de basket ?
Je dirais les montées que j'ai pu faire. D'un point de vue général. Les mecs avec qui je les ai faites, Cotoyer des gars qui ont joué en NBA ou en Euroligue à Antibes par exemple. C'est un ensemble. Les gens que j'ai rencontrés, surtout.
Et ton pire souvenir ?
Les Championnats d'Afrique U20 au Sénégal avec la sélection marocaine. On gagne de 20 points en quart de finale contre le Cameroun, il
reste un quart temps et l'entraîneur, je sais pas ce qui lui prend, il met tous les jeunes qui jouent pas, on se fait frapper, c'était vraiment la guerre et on perd. On devait être en demie-finale et au final, on perd. Envisages-tu de coacher un jour ? Il y a beaucoup de gens qui me demandent ça mais je ne sais pas... Franchement, sincèrement, aucune idée. Coach, il y a beaucoup de contraintes. Toute ma vie, j'ai
joué au basket, les déplacements, ne pas être en famille, je sais pas si j'ai envie de continuer là-dedans...
Quelle est ton activité professionnelle ?
Je travaille dans la sécurité privée en Suisse.
Quels sont tes loisirs, hors basket ?
Je suis très séries, très films, j'aime bien bouger avec les gamins pour voir différents parcs d'attraction, voir la famille, et je vais me lancer dans la lecture, j'en ai parlé avec un ami qui est prof d'histoire, et qui va me conseiller quelques livres pour initier les gamins à de la bonne lecture parce que les écrans c'est pas très bon, tu vois. Si tu ne leur montre pas l'exemple, ils ne le feront jamais. Alors, quand j'ai
un peu de temps, je les emmène à la bibliothèque et je les laisse feuilleter un peu tout pour les sensibiliser à la lecture et même pour
enrichir son vocabulaire et mieux s'exprimer, c'est super important.
Si tu étais un film ou une série ? Une série : Peaky Blinders.
As-tu un joueur de basket préféré ?
Chaque joueur a des caractéristiques différentes et tu aimes bien pour des raisons différentes. Donc non.
Tu suis la NBA ? Oui oui je suis. Cette année avec toutes les super stars qui ont été recrutées mais qui sont blessées et toutes les autres équipes qui se sont renforcées, ça va être équilibré. Après, en playoffs, on sait à peu près qui va ressortir sur l'ensemble de la saison mais ça va être serré.
As-tu un message pour les supporters ?
Tu vois, je ne connais personne. J'ai pensé qu'il aurait été bien que le club organise un petit truc, qu'on se rencontre tous ensemble. On vient, on arrive au match, il n'y a personne, on s'échauffe, on joue et quand on sort des vestiaires, il n'y a plus personne et on a l'occasion de discuter avec personne. Ce serait bien, tu vois... Les clubs, plus haut, le font. C'est important de rencontrer les gens, parler avec eux, de savoir qui ils sont. Tu vois, des fois j'arrive au match, je ne sais jamais si les petits gamins des supporters, c'est des gens pour Salins ou pour les adversaires. Moi, je suis assez réservé, j'ai du mal à aller vers les gens, je pense que ce serait un moyen de faire connaissance. Tu vois, Salins, je connaissais un peu par rapport au public, j'ai toujours vu que c'était un bon public et moi, j'aimerais bien rencontrer ce public là.

 

Ousmane toure

Les supporters salinois qui ont eu la joie de  faire le déplacement la semaine dernière à  Poligny l'ont bien compris, Ousmane Touré est un basketteur de grand talent et le JSBC au grand complet savoure son retour à Salins. Né le 18 novembre 1994 à Abidjan en Côte d'Ivoire
dans une grande famille de 8 enfants (5 filles et 3 garçons), Ousmane Garnett Touré a d'abord été footballeur avant de découvrir le basket à l'âge de 12 ans et d'intégrer l'OBC, l'Olympique Basket Club d'Abidjan. Dès lors, d'Abidjan à Salins en passant par la République tchèque, son parcours est une superbe collection de glorieux faits d'armes  et son palmarès est bien garni. Aujourd'hui, sa présence au Club, son impact dans la raquette, son tir efficace et ses capacités athlétiques nous réjouissent au plus haut point et laissent augurer une saison mémorable et triomphale. Et si d'ores et déjà, on  assiste à une saison de gala, c'est aussi beaucoup à Ousmane qu'on le doit. On avait hâte de l'entendre !
Dis-nous Ousmane...:
Quand as-tu commencé le basket et pour quelle raison as-tu choisi de faire du basket ?Bah moi je suis tombé amoureux du basket lors des jeux de la Francophonie en 2007. J’avais 12 ans et j’étais gardien de but international avec la Côte d’Ivoire à ces Jeux. J’ai été voir notre équipe de basket jouer : tout de suite je suis tombé amoureux et jai donc décidé de me reconvertir. 
Peux-tu retracer ton parcours et ton palmarès ?J’ai été en Sélection nationale de la Côte d'Ivoire depuis mes 12 ans : j’ai participé à deux coupes d’Afrique en U16 et en U18 et aussi une Coupe du monde de BasketBall des U19 à Prague. J’ai fait ma formation de basketball en République Tchèque  à Prague précisément à BC SPARTA Prague : j’y ai fait 4 ans.Puis retour en France. J’arrive en 2015 en pré-nationale avec Salins-les-Bains puis de 2016 à 2018 au BesAC et enfin de retour à la maison Salins-les-Bains.
Quelles ont été tes motivations pour rejoindre Salins cette année ?
Les projets du club et l’envie de faire une bonne saison avec un groupe compact et ambitieux.
A quelle place vois-tu l'équipe en fin de saison ? Pour le moment il est trop tôt pour se prononcer sur cette question mais il n’en demeure pas moins que chacun est focus pour travailler ensemble pour que l’équipe termine au niveau le plus haut !
D'après toi, quels sont les points forts de l'équipe ? Pour cette équipe de Salins cette saison, je pense qu’on a un bon effectif et qu’on peut être dangereux partout mais comme le Coach a dit notre atout premier doit être la défense donc on s’y attèlera. Le reste suivra avec les matchs...
Quelle est ta qualité principale en tant que joueur et quel est ton plus gros défaut ? J’aime aider et partager mes petites connaissances avec mes coéquipiers et être là pour eux sur le terrain et en dehors.
Tu n'as pas dit quel est ton plus gros défaut ?Peut-être que mes amis trouveraient mais moi, je ne sais pas quoi dire...         
Quelles sont tes activités, hors basket ? Je suis informaticien graphiste sérigraphe et je travaille dans une boîte de marquage publicitaire à Besançon et je suis un adepte de la musculation et en même temps coach sportif.       
As-tu un joueur préféré, un joueur modèle ? Yes mon joueur préféré c’est Le KING LeBron James des Los Angeles Lakers.
As-tu une équipe préférée en NBA ou en Euroligue ou ailleurs ?Les Lakers, évidemment !     
Si tu devais partir sur une île déserte, quelle personne emmènerais-tu avec toi ? Si je devais partir sur une île déserte, j’irais tout seul !   
Combien de langues parles-tu et lesquelles ?  Je parle et écris le tchèque, les dialectes de mon pays et ceux d’autres pays africains comme le Ghana, le Bénin, le Mali, l’arabe littéraire et l’anglais. 
As-tu l'occasion de retourner en Côte d'Ivoire de temps en temps, y as-tu encore de la famille ? J'y retourne en août prochain et oui j’ai la moitié de ma famille qui est retournée en Côte d’Ivoire.
Quel est ton meilleur souvenir de basket ?  Mon meilleur souvenir de basket ça a été de faire un camp de basket à Valence en Espagne avec notre équipe nationale Senior pendant lequel j’ai pu faire une séance d’entraînement avec des joueurs NBA comme Dwigth Howard, Dikembe Moutombo, Thabo Sefolosha  : c’était un rêve !
Qu'est-ce qui t'énerve le plus sur un parquet ? Ahh ce qui m’énerve, c’est quand les arbitres ne sont pas au niveau pour arbitrer un match et aussi les joueurs vicieux.
Tu penses à quelqu'un quand tu dis « joueur vicieux » ? Je pense aux joueurs qui mettent des bras, qui positionnent leurs pieds pour qu'on retombe dessus au rebond, qui mettent des coups discrets là où il ne faut pas... Ces derniers matchs, il y en a eu quelques-uns...
As-tu un message pour les supporters ? Venez massivement nous supporter et nous, on donnera le maximum à chaque match et on verra où le vent nous mènera...

 

Clément MARTIN

C'est à Autun qu'est né Clément Martin, le 3 juillet 1994 entouré de ses deux grande sœurs, Charlotte qui en a fait un jeune tonton le 23 août dernier, Justine et  de ses deux parents, Françoise et Jean-Luc. Jusqu'à ses 13 ans, il joue à Autun, coaché par Frédéric Gustave et par des joueurs du club comme Martin  Pochon et Maxime Detivol avec lequel il remporte le tournoi « Montcharmont » pour sa première année en minimes. Il intègre alors le pôle espoir Bourgogne où il joue avec les U15 France de la JDA Dijon de  Stéphane Fevre. A 15 ans, il revient à Autun en Cadet  France et profite des entraînements de l'équipe  première du club en N2. Il rejoint ensuite le centre de  formation de la JDA avec Julien Marchand et Willem  Laure avec lequel ils terminent 3ème meilleure équipe de France U17 lors du « Final Four » à  Orléans.  Puis il passe trois ans en Espoir Pro A  à la JDA, toujours coaché par Julien Marchand avec lequel il termine demi-finaliste au Trophée du Futur à Roanne. A 20 ans, il part jouer vers Clermont, à Royat-Orcines, en N3 puis rejoint l'année suivante le BesAC qui évolue alors en N2 et avec lequel il participe à la montée en N1 puis au maintien l'année dernière, avant de rejoindre Salins pour cette saison qui s'annonce palpitante dans un championnat resserré. Et le talent, déjà reconnu par le public salinois de ce garçon charmant aux qualités athlétiques et
techniques de meneur, de défenseur, de shooteur, bref, de l'excellent joueur qu'est Clément, ne sera pas de trop !
Dis-nous Clément...:
Où et quand as-tu commencé le basket ? J’ai commencé le basket dès mon plus jeune âge en «  babybasket  » au CS Autun Basket (CSA). Avant même de savoir marcher, j’étaisdéjà dans les salles de basket pour assister aux matchs et aux entraînements de l’équipe 1 du CSA que mon père coachait (voire même jusqu’à tard, les soirs de match à domicile…).
Pourquoi le basket et pas autre chose ? J’ai grandi dans une famille où le basket était présent tous les jours (matin, midi et soir), ce qui pouvait agacer ma mère par moment…  ! En effet, avec un papa coach de basket, c’est le premier sport que j’ai découvert et depuis, je n’ai jamais lâché. Depuis toujours le basket fait partie de ma vie et je ne me verrai pas sans. La passion, l’engouement qu’il y avait autour du CSA et tous ces joueurs qui y sont passés de la « National 4 » à la Nationale 1 me faisait rêver et j’ai toujours voulu le vivre par la suite. C’est pour toutes ces raisons que ça a toujours été le basket et pas autre chose. Comme si je voulais toujours vivre ce que j’ai connu étant plus jeune.
Quel a été ton parcours ? 
Mon parcours à donc commencé à Autun jusqu’à mes 13 ans (minime 1ère année), où j’ai été coaché par Frédéric Gustave (que l’on appelait tous « Titi ») et par des joueurs du club comme Martin Pochon et aussi Maxime Detivol avec qui on gagne le tournoi « Montcharmont » (tournoi organisé par le club, ça reste un super souvenir).
Ensuite, je pars pour ma 2ème année minime au pôle espoir bourgogne et je jouais en minime France à la JDA Dijon coaché par Stéphane Fevre.
A 15 ans pour ma première année cadet, je revenais à Autun jouer en Cadet France 2ème division, coaché par Titi et je m’entraînais avec la National 2 du club. Cette année m’a énormément apprise.
J’ai par la suite intégré le centre de formation de la JDA Dijon avec Julien Marchand et lors de ma 3ème année cadet coaché par Willem Laure, ont fini 3ème meilleure équipe de France lors du « Final Four » à Orléans. Ce furent 2 années riches en émotion et récompensé par cette 3ème place qui n’a pas été facile à avoir.
A la suite de mes années cadets, j’enchaîne sur mes 3 années en Espoir Pro A à la JDA toujours, coaché par Julien Marchand où lors de ma 2ème année ont fini demi-finaliste au Trophée du Futur à Roanne (défaite contre Antibes).
A la fin du centre de formation je pars jouer à coté de Clermont en National 3 au club de Royat-Orcines coaché par Christian Zona, qui fut une année compliquée sportivement mais qui m’a aussi énormément apporté.
Et enfin, l’année d’après j’arrive à Besançon au club du Besac, où j’évolue pendant 3 ans avant d’arriver cette année à Salins. J’évolue les 2 premières années en National 2 et la troisième année en National 1. Ces 3 années furent pleine d’émotion et d’apprentissage. Je ne remercierais jamais assez le coach Nicolas Faure durant ces 3 années pour tout ce qu’il m’a apporté en tant que joueur et surtout en tant que meneur.
Ton meilleur souvenir de basket ? Mon meilleur souvenir basket : c’est difficile d'en dégager un entre le « Final Four » en cadet, la montée de N2 en N1 avec le BesAC et mes années jeunes au CSA que je n’oublierai jamais. J’ai rencontré pas mal de gens avec qui j’ai vécu toutes ces choses, donc c’est difficile d’en choisir un. Chaque souvenir est spécial.
Ton pire souvenir, celui que tu n'arrives pas à oublier ? Je n’ai pas de souvenir que je n’arrive pas à oublier, j’essaie juste d’apprendre et d’avancer en évitant de faire les mêmes erreurs.
On te surnomme "la chouette"... D'où ça vient ?  « la chouette », ça vient du coach Nicolas Faure. Dès mon premier jour d’entraînement, j’ai eu le droit à ce surnom qui m’est resté. Il m’a appelé «  la chouette  » car quand je joue mes yeux ressemblerait à ceux d’une chouette… En regardant certaines photos, il n’a pas complètement tort. 
Quelles sont tes activités (professionnelles ou de loisirs) en dehors du basket ? En dehors du basket, je suis enseignant à l’université de Bourgogne au  STAPS  sur le basket.  Pour mes loisirs, j’aime beaucoup la musique (surtout latine), faire la fête, danser, manger, etc.
Pour la musique, tu as des titres, des groupes à produire comme exemples de la musique (latine) que tu affectionnes ? J’aime bien daddy yankee par exemple et encore plein d’autres artistes. J’écoute aussi Naza, Booba etc… Même aussi des groupes plus anciens comme les Gyspi Kings (plus pour rigoler en soirée) et des chanteurs aussi des années 80. Je n’ai pas de style particulier, je m’intéresse à tout.
D'après toi, quelles sont tes principales qualités en tant que joueur ? En tant que joueur, mes principales qualités sont ma vitesse, mon agressivité et mon adresse, mais qui manque de régularité.
Et dans quels domaines du jeu espères-tu pouvoir progresser ? J’espère encore progresser sur mon analyse du jeu et je rejoins ce que j’ai dit plus haut sur mon adresse au tir, afin d’être plus régulier.
Sur un parquet, qu'est-ce qui peut te mettre en colère ? Ce qui m’énerve le plus sur un parquet : l’incohérence de certains arbitres. Je n’ai pas de problème à ce qu’on me siffle des fautes, mais je veux juste que ce soit pareil des deux côtés. Mais je les respecte, car ce n’est pas un boulot facile et sans eux, on ne pourrait pas jouer.
Quelles ont été tes motivations pour rejoindre Salins cette année ? Les discussions que j’ai eues avec le coach m’ont mis en confiance et j’ai senti que je pouvais avoir sa confiance. C’est ce qui me manquait ces dernières années. Il y a aussi eu l’équipe en elle-même.  Je connaissais déjà la plupart des joueurs, que ce soit dans les nouveaux arrivants comme moi ou des joueurs restants.  Je m’entendais déjà très bien avec tout le monde, donc je savais que l’année s’annonçait intéressante que ce soit sur et en dehors des terrains. Une autre motivation a été celle de l’image du club de Salins. Il y a pas mal de similarité avec le club d’Autun dans lequel j’ai grandi donc j’ai été attiré par le projet.
Quels sont, d'après toi, les points forts de l'équipe cette année et quel objectif crois-tu que vous atteindrez dans ce championnat ? Selon moi, les points de fort de l’équipe, cette année, sont notre complémentarité dans le jeu.  À l’intérieur, ils se complètent dans le jeu, entre ceuxqui peuvent jouer près du cercle et ceux qui peuvent s’écarter.  À l’extérieur, on a des joueurs capables de faire la différence dans les percussions, on en a qui se placent bien dans le jeu sans ballon et on est tous capable de shooter.  On a une équipe plutôt athlétique, ce qui fait qu’en défense, on peut rendre la vie difficile à beaucoup d’équipes et on l’a prouvé sur les premiers matchs. Notre hétérogénéité dans le groupe est un point fort.  On a des joueurs d’expériences qui viennent de division supérieure et des plus jeunes qui veulent apprendre et ils travaillent dur.  Le mélange des deux est un plus dans notre groupe et on avance tous dans le même sens.  On a déjà énormément progressé ensemble et ils nous restent encore du travail. Dans le championnat, j’espère que l’on finira premier et que l’on montera en Nationale 2, on a les capacités pour le faire.  Ça ne sera pas facile au vu des équipes de la poule, mais on en a tous envie et c’est le principal.
Quels sont, en tant que joueur, tes objectifs personnels à moyen ou long terme ? Mes objectifs en tant que joueur sont de gagner et de connaître encore une montée cette année, tout en évoluant en tant que meneur de jeu.  J’avais besoin de prendre plus de responsabilité et je remercie le coach de m’en donner l’opportunité.  J’espère pouvoir revivre une montée avec Salins.encore progresser sur mon analyse du jeu et je rejoins ce que j’ai dit plus haut sur mon adresse au tir, afin d’être plus régulier.
Tu as choisi le numéro 7... Cela représente quelque chose pour toi ? As-tu des porte-bonheur ? De base je souhaitais le numéro 6, mais il était déjà pris alors j’ai choisi le 7 car c’est le seul numéro avec lequel j’ai joué pendant 1an autre que le 6. Le numéro 7 ne représente pas grand-chose pour moi particulièrement, le 6 reste mon numéro préféré. Je n’ai pas de porte-bonheur particulier, juste quelques habitudes avant les matchs sur la musique que j’écoute, les habits que je porte, les rituels d’échauffement, le coca avant les matchs (que j’adore boire depuis petit).
Quel est ton joueur-culte ? Allen Iverson !!
As-tu un Club préféré en NBA ou en Euroligue ? Pas de club préféré mais j’aime bien les Warriors et les Spurs en NBA et en Euroligue Barcelone.
As-tu coché cette saison des matchs qui te motiveraient plus que d'autres ? Les derbys sont toujours particuliers, donc on va dire Montmorot et Poligny. Mais globalement, tous les matchs sont à cocher si on veut atteindre notre objectif.
As-tu un message pour les supporters ? J’espère qu’ils vont continuer à nous supporter pour ceux déjà présents, j’espère aussi qu’ils seront de plus en plus nombreux pour remplir la salle de Salins et que l’on saura donner envie aux gens de revenir nous voir.  
 

Gilles Mouget

Né sous le signe du lion, le 7 août 1985, Gilles Mouget n'est plus à présenter au public salinois. En dehors de deux escapades au BBC en U15 France et à Lons pour raisons professionnelles de 2013 à 2016, Gilles compte près de 25 ans de fidélité au JSBC, club qui l'a vu débuter le basket à l'âge de 6 ans.
Formé par Monique Chauvin et Redjali Simati, Gilles s'est très vite illustré par son mordant et son énergie  dans le jeu. Et tous les supporters reconnaissent aujourd'hui ses qualités sportives et humaines et savent son  dévouement au club salinois. Jeune papa épanoui, solide soldat défensif et véritable guerrier à l'assaut du panier,  capitaine modèle, avec sa détermination et sa bonne humeur fédératrices, rebondeur inimitable et se livrant toujours à fond, Gilles porte haut les valeurs du basketball et avec une vaillance peu commune les couleurs du JSBC. A 34 ans, il est possible qu'il songe déjà à raccrocher le maillot prochainement. Ce qu'on espère nous, c'est qu'il remette au plus tard possible sa retraite sportive : on n'est pas pressés de retirer le numéro 15.  Et pour tout dire, on n'est pas prêts à se passer de Gilles Mouget.
Dis-nous Gilou… :                  
L'équipe a beaucoup changé, que penses-tu des nouvelles recrues ?Chaque année, on monte d’un cran sur les recrues. C’est positif. Le club a réussi à ramener des joueurs d'expérience qui vont encore nous aider à franchir un cap et tout en gardant une bonne ossature des anciens... pour le moment ça me plaît. 
Crois-tu que l'équipe peut faire mieux que l'an passé (4e) ? C'est le terrain qui va te répondre, mais par exemple, le match de samedi àStrasbourg, l'an dernier avec une équipe moins expérimentée, on ne le gagne sûrement pas. Et c'est en ça que nos recrues vont nous servir...  Après, la poule est très dense donc on verra...
Quels sont les points forts de l'équipe cette année ? La dureté !!! J'aime ce type d'équipe que l'on a... nos 4 recrues aiment aller au combat... ça se voit... Et aussi l'expérience, Clément qui avait un vrai rôle en n°1, Jawad qui va nous stabiliser sur nos temps faibles, Ousmane qui va nous apporter des points sous le panier... Un bon mix je pense...
Après une bonne préparation, quels sont pour toi les axes de travail de l'équipe pour progresser  ? Il faut qu'on bosse encore le collectif, qu'on apprenne encore à se connaître... Avec nos emplois du temps professionnels, c'est pas toujours évident d'être tous ensemble à la salle.
Quel rôle t'attends-tu à jouer dans ce nouvel effectif ? Je vais être plus sur le poste 2, je sais que je vais avoir moins de temps de jeu, moins la balle aussi, mais c'est super bénéfique, je ne vais pas tricher comme l'an dernier... là, et ça s'est vu samedi, je vais pouvoir défendre dur tout au long de ma présence sur le terrain, pas calculer en fonction de ma recup'... Les points je m'en fiche. Redj me connaît, et il sait qu'il peut compter sur moi pour m'envoyer en mission... j'ai toujours été un bon soldat pour les équipes pour qui j'ai joué... bon ok un soldat caractériel
Quelle est ta plus grande fierté au basket  ? C'est peut-être bête, mais jouer devant mon fils...
As-tu un rituel d'avant-match ou un porte-bonheur ? Pas de rituel, mais je me prends pour un fou depuis la naissance de Loan, tout l'échauffement je pense à mon fils Loan, des fois ça arrive que je me mette les larmes aux yeux quand je le vois rentrer dans la salle !! C'est mon porte bonheur oui... c'est fou comme un enfant peut nous transformer.
Ton équipe de basket préférée ? En NBA j'aime bien Phila avec Embiid, Simmons et coach Brown... j'ai adoré l'époque des Spurs aussi avec leur basket au millimètre. En Europe, pas de club particulier, je regarde mais j'adore l'EuroLigue en général : c'est du basket tactique... 
Un joueur qui te fait chavirer ? Il y a eu Jordan, j'ai adoré le grand DIRK. Un mec qui ressemble à pas grand chose de 2m13 et qui gagne un titre NBA sans une tonne de stars à ses côtés...
Qu'as-tu pensé de la belle prestation des bleus en coupe du monde cet été ? Dans l'ensemble, c'est un bon tournoi : 3ème... après la transition Parker c'est beau... après je pense qu'on n'était pas au niveau de l'Espagne... mais j'ai aimé les Fournier, les Gobert... des vrais leaders !!!
Tu préfères Pachulia ou Nowitzky ?Je te pose la question car la rumeur court que tu songes à arrêter le basket... à 34 ou 35 ans comme Zaza... Alors que des joueurs comme Luis Scola ou le grand Dirk ont prouvé qu'on pouvait aller jusqu'à 40 sans problème. A Salins, Titi Zaïre et Olivier Fracchia sont des précédents de grande longévité... Alors sans rire, tu comptes arrêter l'an prochain ?
Ah non le grand Dirk... C’est une légende ce mec... Quand il a pris sa retraite, ça m’a fait quelque chose. C’est ma génération... Oui j’ai de plus en plus de mal avec mes articulations les lendemains de matchs c’est compliqué... après c’est aussi ma vie familiale... j’ai envie de passer du temps avec mon fils et aussi avec Aline... 10 ans qu’elle subit mes horaires de travail et aussi de basket... La décision de prolonger ou pas, ce sera elle qui la donnera. Et je respecterai sa décision quoiqu’il arrive...
Tout le monde s'accorde à louer tes qualités de rebondeur exceptionnel..... quels conseils donnerais-tu à un jeune qui souhaiterait être aussi efficace au rebond  ?
Je ne suis pas un joueur qui a un gros talent.. Donc je compense par l’envie... le rebond, c’est une envie... après, c’est aussi une lecture de la trajectoire du shoot... 3/4 des shoots vont à l’opposé du tir. Donc après c’est le placement qui fait la diff... Dans mes belles années j’ai réussi des saisons à plus de 10 rebonds en moyenne. Je préfère faire une passe pour un panier pour le copain, mais je ne laisse jamais un rebond : ça doit se voir des fois...
Que dirais-tu à ton fils s'il voulait un jour devenir comme toi un formidable compétiteur ?
Déjà ne laisse jamais gagner un copain ou qui que ce soit, même pour le plaisir. C’est comme dans la vie, on te fera très peu de cadeaux donc ne fait pas de cadeau mais soit juste. Il commence à comprendre déjà, il partage certaines choses mais quand ça le touche perso il ne se laisse pas faire. Avec Aline on essaye d'en faire une bonne personne dans ce monde un peu bizarre...
Un message aux supporters ? Nos supporters, merci d’être là , prenez du plaisir, on fait tout pour bien faire mais des fois ça ne se passe pas comme on veut... merci à vous  ! Et je remercie les dirigeants qui chaque année essayent de faire de leur mieux pour construire la meilleure équipe possible... Et merci à toi aussi Cyrille et tous les bénévoles... puis peut être on se voit mi-avril pour une petite fête...